Une femme au soleil

2015

 

Distribution
pv

Conception, chorégraphie
Perrine Valli

Interprétation
Sylvère Lamotte, Marthe Krummenacher, Gilles Viandier, Perrine Valli

Création sonore
Sunfast (Polar, Bernard Trontin, Alexandre Müller Ramirez)

Prise de son et mixage
Vincent Hanggi

Création lumière
Laurent Schaer

Scénographie
Claire Peverelli

Diffusion
Frédéric Perouchine

Administration
Pâquis Production

Production
Compagnie Sam-Hester

Coproduction
ADC-Genève, Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

Résidence
Centre Culturel Suisse (Paris)

Soutiens
Ville de Genève, Loterie romande, Fondation Nestlé pour l’Art, Pro Helvetia

Crédit photo
©Dorothée Thébert

 

Description

 


Une femme au soleil est le troisième volet d'une série de six pièces initiées par Perrine Valli autour de la thématique du désir, travaillée dans un cycle long dans lequel le désir de danse lui-même peut trouver sa juste place. A partir de six tableaux d'Edward Hopper, qui donnent leur titre à chacun des opus, la chorégraphe et danseuse s'empare ainsi de la question de l'autre, du rapport entre les corps. Elle poursuit, après de nombreux solos et travaux collaboratifs, un travail en tension permanente entre narration et abstraction, une recherche de la relation entre dedans et dehors, la représentation simultanée de l'intérieur et l'extérieur, considérée ici comme une métaphore du rapport sexuel et désirant entre les corps. Dans Une femme au soleil, ce qui est plus spécifiquement en jeu est le désir féminin – le tableau éponyme de Hopper présente une femme nue, debout, une cigarette à la main, dans une chambre éclairée par le soleil. « On ne sait pas si on est dans l'avant, l'après l'acte sexuel ou simplement dans sa tête mais l'imaginaire sexuel y est ouvert, par le lit un peu défait, la nudité, les chaussures à talons au pied du lit » dit ainsi Perrine Valli. Sur scène, accompagnés d'une musique instrumentale de Polar, deux femmes et deux hommes se cherchent, se rapprochent, s'éloignent, se frottent, se lâchent. Ce sont presque les mêmes : les deux danseuses d'un côté, les deux danseurs de l'autre, sont habillés de la même façon et se ressemblent, car ici ce qui compte n'est pas la question du couple mais celle de la circulation du désir dont « La véritable catégorie n’est pas en définitive la proximité, mais l’approche. Pas un état, mais un mouvement […]» selon les termes du philosophe Jean-Luc Nancy.

(Texte : Emmanuelle Mougne / Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis)